{"id":407,"date":"2011-09-17T06:45:52","date_gmt":"2011-09-17T18:45:52","guid":{"rendered":"http:\/\/lakeivan.org\/wordpress\/?page_id=407"},"modified":"2011-09-17T06:45:52","modified_gmt":"2011-09-17T18:45:52","slug":"en-suivant-la-courbe","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/lakeivan.org\/wordpress\/french-test\/improvisation-technique-french\/en-suivant-la-courbe","title":{"rendered":"EN SUIVANT LA COURBE"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #000000;\">N\u2019avez-vous jamais observ\u00e9 la coh\u00e9rence \u00e9manant de certaines improvisations, comme si tout ce qu&#8217;elles contenaient appartenait r\u00e9ellement \u00e0 la pi\u00e8ce, ou \u00e0 la sc\u00e8ne, tandis que d&#8217;autres donnent le sentiment qu&#8217;elles ont perdu leur int\u00e9grit\u00e9 structurelle comme si elles avaient err\u00e9 trop loin dans l&#8217;\u00e9garement ? Il est n\u00e9cessaire de poss\u00e9der un outil technique efficace et subtile, lorsque l&#8217;on est improvisateur, pour ainsi pr\u00e9server la coh\u00e9rence de chaque sc\u00e8ne tout en pouvant s&#8217;impr\u00e9gner de chaque instant de la sc\u00e8ne.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Ce probl\u00e8me est d&#8217;autant plus patent dans les improvisations libres, abstraites, sans structure narrative, ni forme impos\u00e9e d&#8217;un autre ordre. Ces sc\u00e8nes devraient procurer l&#8217;impression qu&#8217;elles sont coh\u00e9rentes et significatives aux yeux du spectateurs, m\u00eame si la mati\u00e8re sc\u00e9nique ne semble pas d\u00e9gager d&#8217;id\u00e9es fortes, ou d&#8217;histoire pour cr\u00e9er du sens. D&#8217;autre part, les improvisations conduites par les intrigues g\u00e9n\u00e8rent une coh\u00e9rence illusoire, puisqu&#8217;elles sont de nature fictives. Une improvisation narrative peut donner le sentiment que les accidents et \u00e9v\u00e8nements forment un vaste ensemble incoh\u00e9rent, n&#8217;appartenant pas r\u00e9ellement \u00e0 cet esprit de\u00a0collectivit\u00e9 de la sc\u00e8ne.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">En \u00e9tudiant la question, il m&#8217;est premi\u00e8rement apparu que les tentatives r\u00e9alis\u00e9es pour contraindre consciemment le mat\u00e9riel sc\u00e9nique \u00e0 respecter une coh\u00e9rence ne fonctionnent pas.\u00a0 Apr\u00e8s 20 minutes d&#8217;improvisation prolong\u00e9e, je suis souvent pris d&#8217;une sensation de panique si intense que le d\u00e9but de la sc\u00e8ne m&#8217;\u00e9chappe, et qu&#8217;elle titube, perd tout sens et toute impression de \u00ab\u00a0Connectivit\u00e9\u00a0\u00bb (pour une introduction au sujet, se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 l&#8217;article \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/lakeivan.org\/wordpress\/?page_id=54\" target=\"_blank\">Connectivit\u00e9<\/a> \u00bb). Dans un tel cas de figure, il r\u00e9sulte souvent un d\u00e9sastre si je me r\u00e9sous \u00e0 essayer de me souvenir du d\u00e9but de la sc\u00e8ne, et ensuite \u00e0 \u00abchercher une id\u00e9e\u00bb dans le but d&#8217;\u00e9tablir un lien entre le d\u00e9but de la sc\u00e8ne et l&#8217;instant pr\u00e9sent. Il en r\u00e9sulte deux sortes de d\u00e9sastres :<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">\u2022 Je perds la connexion au moment pr\u00e9sent, ruinant par le m\u00eame biais ce moment qui \u00e9tait le mien, et contre-productivement je brise la connectivit\u00e9 \u00e9manant du fragment de sc\u00e8ne que j&#8217;accomplis.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">\u2022 Toute id\u00e9e que j&#8217;ai pu avoir tandis que je ne vivais pas de relation sensorielle et organique authentique avec la mati\u00e8re s&#8217;est toujours r\u00e9v\u00e9l\u00e9 artificielle, trop intellectualis\u00e9e et inf\u00e9rieure.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">En vue d&#8217;expliciter mon id\u00e9e de cr\u00e9er une sc\u00e8ne qui d\u00e9gage une sensation de coh\u00e9rence tout en s&#8217;immergeant int\u00e9gralement dans chaque instant de la sc\u00e8ne, je vais d\u00e9velopper une analogie. Imaginons cette sc\u00e8ne, qu&#8217;elle soit clairement narrative ou non, comme un voyage auquel les spectateurs participent \u00e9galement. Ce voyage a une forme, des contours que l&#8217;on peut se figurer par une courbe trac\u00e9e sur un graphique, avec une ligne montant et descendant au rythme des \u00e9nergies internes \u00e0 la sc\u00e8ne. Non seulement la courbe repr\u00e9sente-t-elle la dynamique des \u00e9nergies sc\u00e9niques changeantes, mais aussi la connectivit\u00e9 de la sc\u00e8ne, \u00e0 partir de laquelle chaque moment cr\u00e9e directement le suivant.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Ainsi, d&#8217;apr\u00e8s ma technique, en utilisant l&#8217;id\u00e9e que \u201c<a href=\"http:\/\/lakeivan.org\/wordpress\/?page_id=65\" target=\"_blank\">la sc\u00e8ne existe d\u00e9j\u00e0 dans sa forme parfaite<\/a>\u201d, nous imaginerions que la courbe repr\u00e9sentant la parfaite forme de la sc\u00e8ne est d\u00e9j\u00e0 dessin\u00e9e sur une page de papier graphique. Imaginez que, \u00e0 la mani\u00e8re d&#8217;un d\u00e9tecteur de mensonge, une machine tourne d\u00e9licatement ce papier de gauche \u00e0 droite. Imaginez que vous \u00eates dessinateur, votre t\u00e2che en tant qu&#8217;improvisateur est juste de tenir votre crayon directement au-dessus de la feuille qui effectue des mouvements rotatifs, et de cr\u00e9er une r\u00e9plique parfaite de la courbe d\u00e9j\u00e0 trac\u00e9e sur le papier, en effectuant des mouvements de haut en bas avec votre main pour que la ligne co\u00efncide avec la courbe d\u00e9j\u00e0 trac\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Il y a n\u00e9anmoins des limites \u00e0 cette analogie : ce que nous r\u00e9alisons en tant qu&#8217;improvisateurs ne rel\u00e8ve pas simplement de la \u201ccopie\u201d, du \u201ctra\u00e7age\u201d, ni de la \u201cr\u00e9plique\u201d. Il ne faudrait donc pas se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 cette comparaison au moment de votre performance. J&#8217;ai \u00e9labor\u00e9 cette id\u00e9e dans le but d&#8217;illustrer un enjeu concernant la question de la coh\u00e9rence sc\u00e9nique.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Imaginez ensuite la lumi\u00e8re, \u00e9l\u00e9ment essentiel pour tracer la courbe, concentr\u00e9e en un \u00e9troit faisceau, tel un rayon laser issu d&#8217;un pointeur que l&#8217;on peut tenir proche de la feuille et qui \u00e9claire sur un rayon d&#8217;environ 0,5 cm le trac\u00e9 de la courbe. Il n&#8217;est pas r\u00e9ellement possible de voir clairement au del\u00e0 de ce cercle puisque la lumi\u00e8re y converge. Cette lumi\u00e8re repr\u00e9sente votre conscience du moment pr\u00e9sent qui offre un tableau parfait de l&#8217;action qui se d\u00e9roule <em>maintenant<\/em> dans la sc\u00e8ne.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Un math\u00e9maticien vous affirmera que m\u00eame le plus petit recoin visible de la courbe peut renseigner sur la forme d&#8217;ensemble de celle-ci, puisqu&#8217;elle entre et sort de la courbe par un point d\u00e9termin\u00e9. Cela signifie que cette petite portion suffit \u00e0 reproduire un trac\u00e9 global pr\u00e9cis de la courbe, m\u00eame si le pointeur laser l&#8217;\u00e9claire partiellement. Tant que vous dirigerez le rayon laser de votre concentration d&#8217;instant-en-instant sur le moment pr\u00e9sent, \u00e0 la fin de la sc\u00e8ne, vous aurez certainement accompli une r\u00e9plique parfaite de la courbe initiale. Autrement dit, vous aurez r\u00e9ussi \u00e0 jouer la sc\u00e8ne qui devait se produire, dans sa forme parfaite, coh\u00e9rente, et sens\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">La panique \u00e0 laquelle j&#8217;ai succomb\u00e9, comme je l&#8217;ai d\u00e9crit ci-dessus, est ce sentiment qui survient quand on se contraint avec rigueur d&#8217;\u00eatre totalement int\u00e9gr\u00e9 au moment pr\u00e9sent, que l&#8217;on peut \u201cvoir uniquement une petite parcelle de la sc\u00e8ne\u201d, et l&#8217;on est ensuite si effray\u00e9 que l&#8217;on perd totalement le contr\u00f4le de la forme d&#8217;ensemble de la sc\u00e8ne. Il est compr\u00e9hensible de penser ainsi pris par la panique : \u201cJe vais me retirer juste un instant et \u00e9clairer l&#8217;int\u00e9gralit\u00e9 du papier graphique dans le but d&#8217;entrevoir la forme d&#8217;ensemble de la courbe. Ainsi, je serai r\u00e9ellement capable de la reproduire avec exactitude.\u201d<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">L&#8217;analogie met en lumi\u00e8re la fausset\u00e9 de cette id\u00e9e. En effet, si l&#8217;on \u00e9loigne le pointeur laser du papier, la lumi\u00e8re devient si faible que l&#8217;on ne parvient pas \u00e0 distinguer la partie de la courbe que l&#8217;on trace dans le moment pr\u00e9sent, et le crayon vacille sur la feuille, d\u00e9truisant la courbe. Par ailleurs, il est m\u00eame probable de ne pas voir si le crayon est encore en contact avec la feuille de papier ! De plus, le pointeur laser ne peut diffuser un vaste rayon lumineux, et ne <\/span><span style=\"color: #000000;\"><em>permet <\/em><\/span><span style=\"color: #000000;\">pas d&#8217;avoir un point de vue global sur la courbe. De telle sorte, si l&#8217;on pointe le rayon lumineux sur le d\u00e9but de la courbe pour se rem\u00e9morer le d\u00e9but de la sc\u00e8ne, alors le moment que l&#8217;on doit dessiner \u00e0 pr\u00e9sent est dans la<\/span><span style=\"color: #000000;\"><strong> <\/strong>p\u00e9nombre. Inversement,<strong> <\/strong><\/span><span style=\"color: #000000;\">si l&#8217;on dirige la lumi\u00e8re sur la fin de la courbe, en s&#8217;imaginant comment la sc\u00e8ne devrait terminer, alors la lumi\u00e8re s&#8217;\u00e9teint et rend impossible toute perception du futur. Enfin, l&#8217;id\u00e9e que \u201cvoir la forme d&#8217;ensemble de la courbe\u201d sera utile pour faire un meilleur trac\u00e9 dans le pr\u00e9sent est erron\u00e9e. Toutes les informations n\u00e9cessaires \u00e0 la confection de la courbe sont contenues dans les fragments de courbe qui passent d\u00e9licatement sous le crayon. Il est possible de r\u00e9aliser le meilleur, voire un trac\u00e9 parfait en orientant le pointeur laser de la conscience aussi pr\u00e8s que possible du papier, des premiers moments de la sc\u00e8ne jusqu&#8217;aux derniers, et en gardant le crayon parfaitement int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 la courbe de la sc\u00e8ne.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Si cette analogie imparfaite se r\u00e9v\u00e8le inappropri\u00e9e en tant qu&#8217;image \u00e0 laquelle on peut se r\u00e9f\u00e9rer pendant la performance sc\u00e9nique, alors de quelle mani\u00e8re int\u00e9grer cela autrement, dans la pr\u00e9paration de l&#8217;acteur, comment exploiter l&#8217;id\u00e9e pour rendre la sc\u00e8ne coh\u00e9rente ? Chacun peut int\u00e9grer \u00e0 sa formule sa propre version de cette r\u00e9flexion : \u201cJe suivrai la courbe de la sc\u00e8ne, confiant(e) que la sc\u00e8ne gagnera en coh\u00e9rence si je reste dans le trac\u00e9 de la courbe, en ressentant son contour \u00e0 chaque instant\u201d<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">N\u00e9anmoins, cette r\u00e9flexion, bien qu&#8217;elle soit utile, <\/span><span style=\"color: #000000;\"><em>doit<\/em><\/span><span style=\"color: #000000;\"> \u00eatre suivie d&#8217;un accent mis sur l&#8217;Objectif Principal de la sc\u00e8ne. Celui-ci \u00e9tant de rester continuellement ouvert, et de s&#8217;autoriser \u00e0 ressentir toujours plus la riche et d\u00e9licieuse sensation de Saturation de chaque instant de la sc\u00e8ne (voir l&#8217;article \u201c<a title=\"TAKE THE AUDIENCE ON A JOURNEY\" href=\"http:\/\/lakeivan.org\/wordpress\/?page_id=46\" target=\"_blank\">Take the Audience on a journey<\/a>\u201d pour comprendre ce concept). Si l&#8217;on entre en sc\u00e8ne en se disant simplement de \u201csuivre la courbe\u201d de celle-ci, alors on interpr\u00e9tera certainement une sc\u00e8ne avec une atmosph\u00e8re musicale, au sein de laquelle la dynamique des \u00e9nergies sont parfaitement d\u00e9finies, tandis qu&#8217;elles montent et descendent. Il en r\u00e9sultera cependant une impression, pour les spectateurs, que cet exercice technique ne m\u00e8ne nulle part et ne leur apprend rien de nouveau.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Il y a un moyen plus simple et plus g\u00e9n\u00e9ral de reprendre cette formule en vue de rendre la mati\u00e8re sc\u00e9nique coh\u00e9rente. Il s&#8217;agit simplement de se rem\u00e9morer en int\u00e9grant \u00e0 la formule que \u00ab toutes les mati\u00e8res qui apparaissent dans la sc\u00e8ne sont indissociables, puisque la sc\u00e8ne existe d\u00e9j\u00e0 dans sa forme parfaite. Je m&#8217;engage \u00e0 ressentir et \u00e0 d\u00e9couvrir \u00e0 chaque moment la connectivit\u00e9 de la sc\u00e8ne et sa coh\u00e9rence\u00a0\u00bb. Prendre pour acquis, tel un \u00ab\u00a0point de croyance\u00a0\u00bb d&#8217;un acteur, l&#8217;id\u00e9e que toutes les mati\u00e8res pr\u00e9sentes dans la sc\u00e8ne sont indissociables, nous rappelle de vivre consciemment et de discerner la coh\u00e9rence tout au long de la repr\u00e9sentation, comme l&#8217;une des propri\u00e9t\u00e9s intrins\u00e8ques de la sc\u00e8ne que l&#8217;on doit d\u00e9couvrir. \u00ab\u00a0Rester \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de la courbe\u00a0\u00bb est la seule mani\u00e8re de r\u00e9aliser cela.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u2019avez-vous jamais observ\u00e9 la coh\u00e9rence \u00e9manant de certaines improvisations, comme si tout ce qu&#8217;elles contenaient appartenait r\u00e9ellement \u00e0 la pi\u00e8ce, ou \u00e0 la sc\u00e8ne, tandis que d&#8217;autres donnent le sentiment qu&#8217;elles ont perdu leur int\u00e9grit\u00e9 structurelle comme si elles avaient err\u00e9 trop loin dans l&#8217;\u00e9garement ? 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